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Etude du piano et de la musique classique (baroque) depuis novembre 2004 (début à 39 ans). Présentation, biographies de compositeurs, biographies de personnages importants, lexiques des termes musicaux, instruments de musique, divers articles musicaux, morceaux enregistrés, vie quotidienne, albums photos
Compositeur et claveciniste allemand, né le 21 juin 1732 à Leipzig et mort le 26 janvier 1795 à Bückeburg. Il fut surnommé le « Bach de Bückebourg ».
Seizième enfant de Jean-Sébastien Bach et 3eme de ses 4 fils musiciens réputés, Johann Christoph Friedrich fut tout naturellement éduqué par son père, ainsi que par Johann Elias (un cousin né en 1705).
En 1749, il fréquenta l’Université de Leipzig où il commença à étudier le droit. Mais 1 an plus tard, il fut engagé à la cour du comte Guillaume de Schaumbourg-Lippe à Bückeburg, où il demeurera jusqu’à son décès.
Le 8 janvier 1755, il épousa Lucia Elisabeth Münchhausen qui lui donna 9 enfants, y compris Wilhelm Friedrich Ernst Bach. Débutant comme musicien d’orchestre sous la direction d’Angelo Colonna (le compositeur de la cour étant un autre italien, Giovanni Battista Serini), Johann Christoph Friedrich remplaça les 2 italiens à partir de 1756, n’obtenant toutefois le titre officiel de Konzertmeister qu’en 1759 car le comte guerroyait à l’étranger.
À partir de cette époque, Bach parvint à donner à la cour de Bückeburg une réputation musicale enviable. Le répertoire musical, italien, fit bientôt place aux œuvres du jeune Bach ainsi qu’à d’autres compositeurs germaniques : Haydn, Ignaz Holzbauer, Gluck, Mozart, les Stamitz, etc…
En avril 1778, Johann Christoph Friedrich se rendit en Angleterre – avec son fils Wilhelm Friedrich Ernst – pour rendre visite à son frère Johann Christian, en passant par Hambourg pour y saluer un autre frère, Carl Philipp Emmanuel. À Londres, les Bach profitèrent évidemment de la vie musicale : ils assistèrent à une représentation de La Clemenza di Scipione, un nouvel opéra de Johann Christian, et à des concerts Bach-Abel. Johann Christoph Friedrich acquit également un pianoforte et de nombreuses partitions avant de rentrer à Bückeburg qu’il ne quitta plus. Il mourut d’une forte fluxion de poitrine.
Si la carrière de Johann Christoph Friedrich fut plus modeste que celle de ses 3 frères, on lui doit néanmoins d’une part d’avoir fait de la cour de Bückeburg un centre musical renommé, et d’autre part d’avoir composé quelques superbes pages. On citera surtout sa dernière et 20eme symphonie (composée en 1794), chef-d’œuvre de l’époque classique qui mériterait de figurer plus souvent au répertoire.
Il faut enfin mentionner que Bach fut un virtuose accompli au clavier (clavecin, puis pianoforte). Cette maîtrise exceptionnelle, qu’il avait dans les gènes, ne se refléta malheureusement pas dans ses œuvres pour clavier dont la plupart sont assez superficielles, comme sa musique de chambre : fort bien écrite, mais ni originale ni géniale. Par contre, ses concertos pour clavier & orchestre, au même titre que ses symphonies, valent que l’on s’y arrête. C’est finalement dans ses cantates profanes qu’il montra le plus d’originalité et d’imagination.
La descendance mâle de Jean-Sébastien Bach s’éteignit avec le fils de Johann Christoph Friedrich : Wilhelm Friedrich Ernst Bach (1759-1845), qui fut maître de chapelle et claveciniste à la cour de la reine Frédérique à Berlin puis à la cour de la reine Louise, et principal professeur de musiques des princes de Prusse jusqu’en 1811.
Publié le 08/11/2009 à 07h44 dans Biographies de compositeurs