Samedi 27 mars 2010
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Le mot orgue vient du grec organon (en latin
organum), signifiant outil ou instrument. L’organa du Moyen Âge désignait aussi bien une polyphonie liturgique que le service religieux lui-même.
Le mot orgue est du genre masculin au singulier. Cependant, au pluriel, il prend le genre
féminin : de belles orgues, les grandes orgues de Notre-Dame de Paris.
Orgue partage cette
particularité avec les termes amour et délice.
On s’accorde à dire que le premier orgue a été inventé par un Grec d’Alexandrie, Ctésibios, au IIIe siècle av. J.-C. Cet
ancêtre fonctionnait avec de l’eau et reçut le nom d’hydraulos.
Mais la préhistoire mythologique de l’orgue commence avec la figure grecque du satyre Marsyas, un joueur d’aulos, le « patron »
des futurs organistes, qu’on sait avoir été en lutte avec Apollon, le « patron » des joueurs de lyre, et donc des clavecinistes modernes et des harpistes.
À Byzance, l’orgue devient un instrument de la pompe impériale après le transfert du siège de l’Empire romain du fait des invasions
barbares. Un orgue a été offert par une ambassade de Constantin V, empereur de Byzance, à Pépin le Bref en 757. Cette réintroduction de l’instrument en Occident, qui avait disparu après les
invasions barbares, n’a d’abord servi qu’à rehausser la pompe profane des palais.
L’orgue a connu 3 étapes d’évolution : il y eu d’abord l’orgue portatif (porté en bandoulière), puis l’orgue positif (un peu plus
sophistiqué et que l’on pouvait poser sur une table) et enfin l’orgue de tribune d’église ou de temple.
Ce n’est que plus tard qu’il fait progressivement son entrée dans l’église catholique : dans les cloîtres d’abord (comme
« guide-chant ») au XIe siècle, puis au XIIe siècle dans les églises.
Au XIIIe siècle, les grandes églises européennes rivalisent entre elles : elles agrandissent leurs instruments ou en
construisent de nouveaux. L’orgue est définitivement reconnu par le monde religieux.
Les orgues à tuyaux disposent d’un sommier, organe central supportant les tuyaux et distribuant le vent dans ces tuyaux sous
l’action des touches, le mouvement étant transmis de façon exclusivement mécanique.
La période de l’orgue baroque s’étend approximativement du début du XIVe au milieu du XVIIIe siècles. C’est au
cours de cette période de 4 siècles et demi que les progrès techniques accompagnent et suscitent le développement du répertoire et aboutissant à une apogée au cours des XVIIe et
XVIIIe siècle dans les principaux centres européens : Italie, France, pays germaniques, Pays-Bas, Angleterre et Espagne.
Du milieu du XVIIIe au début du XIXe siècles, l’orgue va complètement disparaître du registre musical (ainsi que le
clavecin) au profit de l’orchestre symphonique, même dans le registre religieux.
Au XIXe siècle, l’orgue renaît avec l’apparition du style musical romantique. La facture de l’instrument renoue avec les
progrès technologiques pour les modes de transmission ainsi que la production du vent. Les compositeurs à l’utiliser seront notamment César Franck et Félix Mendelssohn Bartholdy.
Le XXe siècle voit un intérêt grandissant et une redécouverte des instruments anciens grâce au mouvement de l’orgue
néo-baroque. Ce mouvement se fait en parallèle avec un vaste chantier de restauration du patrimoine organistique au titre des monuments historiques.
La console peut comporter :
o de 1 jusqu’à 6 claviers, superposés et étagés en retrait l’un par rapport à
l’autre de bas en haut, et comprennent jusqu’à 56 ou 61 notes l’un, (l’orgue d’Atlantic City – USA – dispose de 7 claviers : unique au monde),
o les appels de registres, disposés généralement de part et d’autre des
claviers ou bien sur un seul côté ou au-dessus,
o les accouplements, qui permettent d’accoupler entre eux les claviers, 2 ou
plusieurs claviers peuvent être joués simultanément en n’en touchant qu’un seul et donc d’actionner également l’ensemble des registres qui leur sont associés,
o les tirasses, qui permettent d’accoupler les claviers au pédalier,
o le banc sur lequel s’assoit l’organiste et qui surplombe le pédalier.
Source : http://fr.wikipedia.org
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