Thierry-alias-Jean-Philippe :

J’ai débuté l’étude du piano et réappris en totalité le solfège à partir de novembre 2004 (piano débuté à 39 ans) car les derniers cours de musique remontent au collège !

Bien que mes intérêts soient tournés vers la musique classique (notamment baroque), mes goûts musicaux sont éclectiques.

Mon vrai prénom est Thierry. Mon pseudonyme vient du fait que je suis un grand admirateur du compositeur français de musique baroque : Jean-Philippe RAMEAU (1683 - 1764) ; d'où le nom Thierry-alias-Jean-Philippe.
Je dispose d’un piano droit Yamaha C109 ainsi que d’un clavier 76 touches me permettant d’interpréter des morceaux à l’orgue et au clavecin.

 

Dans mon blog, vous trouverez les catégories d’articles suivant :

 

-         Une présentation plus détaillée,

-     Une galerie de portraits,

-         Des biographies de compositeurs,

-         Des biographies de pianistes,

-         Des biographies de clavecinistes,

-         Mon compositeur de prédilection Jean-Philippe RAMEAU (biographie et extraits musicaux de ces principales œuvres),

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Samedi 2 janvier 2010 6 02 /01 /Jan /2010 09:20

Josquin des Prés 2
Josquin Lebloitte dit Josquin des Prés né vers 1450 à Beaurevoir (Picardie) et mort le 27 août 1521 à Condé-sur-l’Escaut.

Souvent désigné simplement sous le nom de Josquin, c’est un compositeur franco-flamand de la Renaissance. Il est le compositeur européen le plus célèbre et est habituellement considéré comme la figure centrale de l’école franco-flamande. Josquin est largement considéré par les spécialistes comme le premier maître du style polyphonique de la haute Renaissance, musique vocale qui allait émerger au cours de sa vie.

Pendant le XVIe siècle, Josquin a graduellement acquis la réputation de plus grand compositeur de l’époque. La maîtrise de sa technique et de son expression étaient universellement admirées et imitées. Des auteurs aussi divers que Baldassare Castiglione ou Martin Luther ont écrit au sujet de sa réputation et de sa renommée. Des théoriciens comme Glaréan et Gioseffo Zarlino ont jugé son style comme le meilleur représentant de la prefection.

Il était tellement admiré que beaucoup de compositions anonymes lui ont été attribuées par des copistes, probablement pour augmenter leurs ventes. Au moins 374 œuvres lui sont imparties ; c’est seulement à l’arrivée des méthodes modernes d’analyse que certaines de ces attributions erronées ont pu être révélées, sur la base de la comparaison avec les caractéristiques de son style et de son écriture. La seule œuvre de sa propre main qui nous soit parvenue est un graffiti sur le mur de la Chapelle Sixtine et nous ne connaissons qu’une mention relative à son caractère dans une lettre à Hercule Ier d’Este, duc de Ferrare. La vie de douzaines de compositeurs mineurs de la Renaissance est mieux documentée que celle de Josquin.

Il a écrit de la musique sacrée et profane sous toutes les formes vocales propres à l’époque et comprenant des messes, des motets, des chansons, et des frottoles. Au XVIe siècle, il était vanté pour son important apport mélodique et son usage de dispositifs techniques ingénieux. À l’époque moderne, les spécialistes ont cherché à compléter sa biographie et ont essayé de définir les caractéristiques principales de son style pour corriger les erreurs d’attribution, tâche particulièrement difficile. Comme Stravinsky plus 400 ans plus tard, Josquin aimait résoudre des difficultés compositionnelles de différentes manières dans ses œuvres successives. Il écrivait parfois dans un style austère dénué de toute ornementation et composait d’autres fois une musique requérant une virtuosité considérable. Glaréan écrivait en 1547 que Josquin n’était pas seulement un « magnificent virtuoso » mais qu’il était aussi capable de « moqueries » en utilisant la satire de manière très efficace. Au cours de ces dernières années, de nombreux spécialistes se sont préoccupés de retirer des œuvres du corpus de Josquin pour les réattribuer à ses contemporains, cela ne l’empêche pas d’être le compositeur le plus célèbre et le plus représentatif qui nous soit parvenu de la Renaissance.

D’abord chanteur à la collégiale de Saint-Quentin (Aisne) puis, de 1459 à 1472, à la cathédrale de Milan (Italie), Josquin des Prés entra en 1474 au service de Galeazzo Maria Sforza comme cantore di Cappella. Entre 1476 et 1504, il passa au service du cardinal duc Ascanio Sforza. De 1486 à 1494, il fut attaché à la chapelle pontificale, mais voyagea beaucoup : Milan, Modène, Nancy, Paris, Plaisance… Un temps musicien à la cour du roi de France Louis XII, il fut maître de chœur de la cathédrale de Saint-Quentin en 1509. Vers 1500, il quitta Rome pour entrer au service du duc de Ferrare, auprès duquel il restera jusqu’en 1515. Il fut alors nommé chanoine à Condé-sur-l’Escaut jusqu’à sa mort.

On connaît peu de choses des premières années de la vie de Josquin. L’essentiel est surtout déductif et spéculatif bien que de nombreux indices aient émergé de ses œuvres et des écrits de compositeurs contemporains ou de théoriciens et d’auteurs des générations suivantes. Josquin est né dans une région placée sous l’autorité des ducs de Bourgogne et probablement dans le Conté de Hainaut (Belgique et France moderne), ou immédiatement après la frontière dans la France actuelle, puisque plusieurs fois dans sa vie il a été considéré légalement en tant que Français. Il a longtemps été confondu avec un homme au nom similaire, Josquin de Kessalia, né autour de l’année 1440, qui a chanté à Milan de 1459 à 1474, et est mort en 1498. Il a été démontré que Josquin des Prés était né autour de 1450 ou quelques années plus tard et n’avait pas été en Italie avant les années 1480.

Vers 1466, peut-être à la mort de son père Gossart Lebloitte dit des Prez, Josquin est désigné comme leur héritier par son oncle et sa tante, Gilles Lebloitte dit des Prez et Jacque Banestonne. Selon Mathews et Merkley, « des Prez » était un surnom.

Selon Claude Hémeré, ami et bibliothécaire du cardinal de Richelieu dont le témoignage d’après les registres de la basilique de Saint-Quentin date de 1633, Josquin est devenu chantre à Saint-Quentin probablement autour de 1460, et était en charge de la musique de l’église.

Il a pu avoir étudié le contrepoint avec Ockeghem, qu’il a considérablement admiré durant toute sa vie : c’est ce que suggère au XVIe siècle le témoignage de Gioseffo Zarlino et Lodovico Zacconi et l’éloquente lamentation de Josquin sur la mort d’Ockeghem en 1497, Nymphes des bois/Requiem aeternam basé sur le poème de Jean Molinet. Tous les registres de Saint-Quentin ont été détruits en 1669 ; toutefois la cathédrale était un important centre de production sous la protection royale pour la musique de toute la région. Jean Mouton et Loyset Compère ont été enterrés là, et il est possible que les futures relations de Josquin avec la chapelle royale aient été initiées lors de ses premières expériences à Saint-Quentin.

Les premières traces de ses engagements sont datées du 19 avril 1477, sur un registre prouvant qu’il était chanteur à la chapelle de René, duc d’Anjou, à Aix-en-Provence où il est certainement resté au moins jusqu’en 1478. Il n’existe pas de trace certaine de ses déplacements pour la période allant de mars 1478 jusqu’en 1483, mais s’il est resté au service du roi René il a sûrement suivi la cour à Paris en 1481 avec la Chapelle royale. Un des premiers motets de Josquin, le Misericordias Domini in aeternum cantabo, suggère une relation directe avec Louis XI. En 1483, Josquin retourne à Condé pour réclamer l’héritage de son oncle et sa tante qui ont pu avoir été tués en mai 1478 par l’armée de Louis XI qui avait enfermé et brûlé vive la population dans l’église lors du siège de la ville.

La période de 1480 à 1482 a embarrassé les biographes : des témoignages contradictoires suggèrent, soit que Josquin était toujours en France, soit qu’il était déjà au service de la famille Sforza et notamment d’Ascanio Sforza, qui avait été banni de Milan et résidait temporairement à Ferrare ou à Naples.

La résidence à Ferrare au début des années 1480 pourrait expliquer la Missa Hercules dux Ferrariae composée pour Ercole d’Este bien qu’elle ne corresponde pas stylistiquement à celles de la date de 1503-1504 à laquelle on situe habituellement Josquin à Ferrare. Une hypothèse alternative est basée sur un document romain du milieu du XVIe siècle est basée sur un document romain du milieu du XVIe siècle décrivant la cour hongroise de l’époque et incluant Josquin comme un des musiciens présent ; elle suggère que Josquin aurait passé une partie de ce temps en Hongrie.


 

  

Source : http://fr.wikipedia.org

Par Thierry-alias-Jean-Philippe - Publié dans : Biographies de compositeurs - Communauté : Musique Classique - Opéra
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