Christoph Willibald Ritter von GLUCK est un compositeur allemand d’opéra de la période classique né lé 4 juillet 1714 à
Erasbach (Électorat de Bavière) et mort le 15 novembre 1787 à Vienne (Archiduché d’Autriche).
Il a changé le visage de l’opéra avec sa célèbre réforme visant à introduire le naturel et la vérité dramatique, qui
l’opposa aux défenseurs de l’opéra italien, sans jamais toutefois se brouiller avec qui que ce soit. Il reste l’un des compositeurs les plus importants de musique de la période classique avec
Joseph Haydn, Wolfgang Amadeus Mozart, Karl Ditters von Dittersdorf, Franz Krommer et Carl Philipp Emanuel Bach.
En 1717, la famille de Gluck quitte Erasbach et s’installe en Bohême.
Dès son plus jeune âge, il montre des dispositions pour la musique. À Kreibitz, il suit ses premières leçons de musique
et y apprend le violon. Il montre alors un intérêt croissant pour la musique. Pourtant suivant en cela un usage courant à l’époque, son père souhaite le voir choisir le même métier que lui
(maître des eaux et forêts) et s’ingénie donc à contrarier les dispositions musicales de son fils. Le jeune Gluck prend alors seul la guimbarde, instrument peu bruyant qui a l’avantage de lui
permettre de s’exercer en cachette.
Et vers 1730, plutôt que de se soumettre à la volonté paternelle, il décide de quitter le foyer familial. Il parcourt
alors le pays et gagne sa vie en chantant et en jouant de la guimbarde.
En 1731, il s’inscrit à la faculté de philosophie de Prague. Il poursuit également sa formation musicale.
En 1735 ou 1736, aidé par la famille Lobkowitz, il se rend à Vienne avec l’intention de devenir musicien. Il entre au
service du prince Lobkowitz en 1736.
Le prince lombard Antonio Maria Melzi le remarque, l’emmène à Milan, l’attache à sa chapelle privée (1736) et le met en
rapport avec Giovanni Battista Sammartini sous lequel il acquiert de solides bases. Pourtant, alors que son mentor pratique un art essentiellement instrumental (ce qui est somme toute rare pour
un italien à cette époque), Gluck est surtout attiré par l’art dramatique.
Le 26 décembre 1741, il fait jouer son premier opéra Artaserse. Plusieurs
autres suivent dans différentes villes d’Italie. Ces premiers ouvrages ne nous sont parvenus qu’à l’état fragmentaire. Gluck se conforme alors à la forme conventionnelle de l’opéra séria et
utilise les livrets à la mode, généralement de Métastase.
Il reste en Italie jusqu’en 1745, date de son départ pour Londres où il entre en relation avec Lord Middlesex, directeur
de l’Opéra qui se trouve encore actuellement au vieux théâtre de Haymarket.
Le 18 janvier 1746, Gluck donne à Londres La Caduta de’Giganti (La Chute des Géants) sous-titré La Rebellione punita et dont le sujet fait allusion à la « prochaine défaite
des Ecossais » et qui remporte un certain succès, puis le 31 mars 1745, Artamene, démarqué de son Tigrane de 1743. Lors de ce séjour anglais, Gluck fait en outre la connaissance de Haendel – à qui l’on chercha peut-être à l’opposer, le Prince de Galles, qui
protégeait l’Opéra, était en effet en conflit avec son père le roi Georges II qui protégeait Haendel – et se lie avec le compositeur Thomas Arne.
À la fin de l’année 1746, il quitte l’Angleterre et retourne en Allemagne. Il y reprend une vie errante et se fait
engager dans la troupe ambulante d’opéra italien des frères Mingotti avec laquelle, durant 3 ans, il entame une tournée européenne qui le mènera notamment à Dresde, Hambourg, Copenhague et
Prague. C’est à Dresde qu’il rencontre pour la première fois le chorégraphe français Jean-Georges Noverre avec qui il devait par la suite entamer une fructueuse collaboration.
Les opéras se succèdent.
Le 29 juin 1747, il fait représenter à Pillnitz (résidence d’été de la Cour) Le
Nozze d’Ercole e d’Ebe (le Mariage d’Hercule et d’Hébé). Cette opéra qui marque une étape importante dans l’évolution stylistique de Gluck se
distingue des précédents par une volonté marquée d’exprimer musicalement les sentiments et les situations dans lesquelles se trouvent les personnages, et notamment au moyen d’une nouvelle
utilisation des instruments, par une recherche d’effets pittoresques dans les passages évoquant la nature.
Le 18 mai 1748, il fait jouer avec succès à Aix-la-Chapelle son opéra Semiramide riconosciuta, sur un livret de Métastase.
Le 9 avril 1749 est créé devant la Cour de Copenhague, son opéra-sérénade La
Contesa dei Numi.
Vers la fin de l’année 1749, Gluck quitte la troupe des Mingotti et se fait engager dans celle du nouveau directeur du
théâtre de Prague, J.B. Locatelli. Gluck y fait représenter Ezio (Carnaval 1750) et Issipile (Carnaval
1752), 2 opéras qui marquent l’apogée de sa carrière italienne, hors d’Italie.
Entre temps, le 15 septembre 1750, Gluck épouse Maria Anna Pergin, âgée de 18 ans et qui est la fille d’un riche
négociant de Vienne. Ils n’auront aucun enfant de ce mariage mais adopteront une fille, Marianne, née en 1759 et morte prématurément en 1776.
En 1750, il revient à Vienne. Il jouit alors d’une renommée internationale et reçoit nombre de commandes de l’étranger.
C’est à cette époque qu’il fait représenter La Clemenza di Tito (La Clémence de Titus) qui connaît un
grand succès.
En 1752, Gluck est finalement nommé chef d’orchestre du prince de Saxe-Hildburghausen, puis maître de chapelle. Il
commence à arranger des opéras-comiques français pour le théâtre de la cour et à composer des divertissements italiens. Il compose dans ce genre L’ivrogne
corrigé en 1760 et Le Cadi dupé en 1761.
Il fait la connaissance du poète Raniero di Calzabigi et du chorégraphe Gasparo Angiolini, et avec eux, compose un
ballet-pantomime Don Juan en 1761.
En 1762, il compose l’opéra Orfeo ed Euridice, qui engage ce qu’il est
convenu d’appeler la « réforme de l’opéra » et qui, par ses aspects novateurs, est considéré comme l’une de ses œuvres majeures.
En 1764, il donne un opéra-comique, La rencontre imprévue, et l’année
suivante 2 ballets, puis 2 nouveaux opéras, également sur des livrets de Calzabigi : Alceste (1767) et Paride ed Elena (1770).
Gluck est également professeur de clavecin de l’archiduchesse d’Autriche Marie-Antoinette, future reine de France. Elle
lui accordera sa protection quelques années plus tard lorsqu’il sera à Paris.
En 1774, Gluck arrive à Paris où il décide d’appliquer sa réforme à
l’opéra français et, en 1774, donne Iphigénie en Aulide qui remporte un grand succès. Il donne peu après une version française de Orfeo ed Euridice qui devient ainsi Orphée et Eurydice.
Puis en 1776 est créé la version française de Alceste qui à l’instar de
Orphée et Eurydice est profondément remaniée par rapport à la version italienne originale. Ces 2 opéras remportent chacun également un franc succès
mais sont aussi le point de départ d’une controverse entre les tenants de Gluck et ceux de la musique italienne qui acceptent mal cette francisation
de l’opéra italien. Ces derniers se choisissent alors comme champion le compositeur Niccolo Vito Piccinni.
En 1777 est créé Armide d’après le livret de Philippe Quinault (ce livret
avait aussi été mis en musique en 1686 par Lully). C’est à cette occasion qu’éclate la querelle qui prend fin en 1779 avec le succès de Iphigénie en
Tauride. Mais quelques mois plus tard, la création de Echo et Narcisse se solde par un échec.
Affecté par cet échec, Gluck retourne à Vienne. Bien qu’admiré de ses contemporains tels que Joseph Martin Kraus, Gluck
met pourtant un terme à sa carrière. Il révise Iphigénie en Tauride pour en donner une version allemande et compose des chansons mais renonce à se
rendre à Londres et meurt en 1787 à Vienne.
Source : http://fr.wikipedia.org
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