Dimanche 9 janvier 2011
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Pianiste italien, né le 5 janvier 1920 à Brescia et décédé le 12 juin 1995 à Lugano (Suisse).
Il est souvent considéré comme le pianiste italien le plus important du XXe siècle, après Ferruccio
Busoni.
Il a été entre autres le professeur de Martha Argerich et de Maurizio Pollini.
D’une personnalité singulière, il avait un sens de l’esthétique inné et un jeu d’une perfection
absolue.
Homme très secret, il détaillait assez peu sa vie privée.
À l’âge de 3 ans, il commença à prendre des cours de violon, mais passa très vite au piano et à tout
juste 10 ans, il entra au Conservatoire de Milan.
À l’âge de 18 ans, il commença une carrière internationale en se présentant au Concours Eugène-Ysaÿe, à
Bruxelles. Il y finit 7eme derrière Emil Guilels qui remporta le concours. Le prix fut décerné par Arthur Rubinstein lui-même, qui était par ailleurs dans le jury. Selon celui-ci, le
jeune Michelangeli fit une prestation peu satisfaisante, mais possédait déjà une technique parfaite.
Un an plus tard, Michelangeli remporta le 1er prix du Concours international d’exécution
musicale de Genève. Le président du jury, le célèbre pianiste français Alfred Cortot le rendit célèbre en le désignant comme « un nouveau Liszt ».
Il ne jouait que lorsque les conditions étaient réunies pour donner le meilleur de lui-même ; il a
annulé nombre de ses concerts, parfois même en plein milieu, souvent parce que le piano n’était pas au niveau qu’il souhaitait. Il en était venu à se déplacer avec son propre piano qu’il savait
parfaitement démonter et remonter lui-même.
En tant que tel, Michelangeli était réputé comme un pianiste d’une qualité technique irréprochable. Son
toucher, d’un grand raffinement et sa sonorité, dense et pleine, restent légendaires.
Le critique musical Harold Schonberg écrit sur lui : « Ses doigts se refusent à faire ne
serait-ce qu’une fausse note, et une fois lancé rien ne pourrait l’arrêter. Dans bien des morceaux du répertoire romantique, bien qu’il semble peu sûr de lui émotionnellement, son indéfectible
technique lui confère une puissance expressive qui perturbe l’écoulement musical même. »
Le professeur et commentateur David Dubal ajouta que Michelangeli était à son meilleur dans les œuvres
de jeunesse de Beethoven, qu’il manquait d’assurance dans Chopin, mais par contre qu’il était « diabolique » dans des œuvres comme la chaconne de Bach-Busoni ou encore dans les
Variations sur un thème de Paganini de Brahms.
Son répertoire était relativement restreint comparé à son rang en tant que pianiste. De plus, son
perfectionnisme obsessionnel a rendu ses enregistrements en studio d’autant plus rares. Néanmoins, ses enregistrements en concerts sont abondants.
Ses œuvres de chevet étaient le Gaspard de la nuit de
Ravel, la Sonate n° 2 de Chopin et le Carnaval op. 9 de Robert Schumann. Sa lecture du Concerto n° 4 de Rachmaninov reste un standard, comparable à celle de Rachmaninov lui-même, tout comme ses interprétations de Debussy.
Son dernier concert eut lieu le 7 mai 1993 à Hambourg.
Il décéda suite à une longue maladie le 12 juin 1995 à Lugano, en Suisse.
Source : http://fr.wikipedia.org
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