Jeudi 7 juillet 2011
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Compositeur, peintre et théoricien autrichien, né le 13 septembre 1874 à Vienne et mort le 13 juillet
1951 à Los Angeles (États-Unis).
Son influence sur la musique du XXe siècle a été considérable.
Arnold Schönberg fut avant tout un autodidacte, même s’il reçut des leçons de son beau-frère Alexander
von Zemlinski.
Il fonda avec ses élèves Alban Berg et Anton Webern, la seconde école de Vienne, avant de s’installer à
Berlin pour y enseigner la musique.
Pédagogue et théoricien de réputation mondiale, Schönberg eut pour autres élèves notamment Hanns Eisler,
Egon Wellesz, Otto Klemperer, Theodor Adorno, Viktor Ullmann, Winfried Zillig, René Leibowitz, Josef Rufer, Roberto Gerhard et John Cage.
Après des œuvres qui procèdent de son admiration pour Richard Wagner et Richard Strauss, dont il a
assimilé l’art avec une prodigieuse maîtrise (La Nuit transfigurée, sextuor à cordes, 1899 ; Gurrelieder, cantate profane en 2 parties pour chœurs, solistes et grand orchestre, 1900-1911 ; Quatuor à cordes
n° 1, 1905), il élimine au terme d’une profonde évolution (dont les étapes principales sont le Quatuor à cordes n° 2, 1908 ; les Cinq Pièces pour orchestre, 1909 ; les six petites pièces pour piano, 1911) les relations tonales et élabore le mode de déclamation du
« Sprechgesang » (« chant parlé ») avec Pierrot lunaire pour soprano et 8 instruments solistes, 1912.
Cette composition l’établit définitivement en tête des compositeurs les plus influents de son temps.
Igor Stravinski et Maurice Ravel l’imitent, tandis que l’Europe musicale se divise en atonalistes et anti-atonalistes, ces derniers n’hésitant pas à perturber des concerts et à demander le renvoi
de Schönberg de sa chaire de professeur.
Recherchant de plus en plus le systématisme de la construction musicale dans l’esprit du classicisme du
XVIIIe siècle tel que synthétisé par Johannes Brahms, il inaugure en 1923 une technique de composition fondée sur la notion de série qui le place à l’avant-garde du mouvement
musical : Suite pour piano (1923), Quatuor à cordes n° 3 (1927), Variations pour orchestre (1928), Moses und Aron (Moïse et Aaron), opéra inachevé, 1930-1932).
Juif, Schönberg est contraint de fuir son pays.
En 1933, il s’établit à Los Angeles aux États-Unis où il développe un dodécaphonisme
« classique » : Concerto pour violon (1936), Ode to Napoléon Bonaparte pour baryton,
quatuor à cordes et piano (1942), Concerto pour piano (idem), Trio pour cordes (1946), Un Survivant de Varsovie (oratorio dramatique, 1947).
En parallèle, il écrit des œuvres qui démontrent son intérêt pour un retour à une forme de
tonalité : achèvement de la seconde « symphonie de chambre » (Kammersinfonie, commencée en 1906, terminée en 1939), composition
d’œuvres vocales d’inspiration religieuse juive (Kol Nidre, 1938 ; Psaume 130 et Psaume moderne – Moderner Psalm, 1950).
Vivant dans un certain dénuement, Schönberg continue d’enseigner jusqu’à sa mort. C’est à des mécènes
comme Elizabeth Sprague-Coolidge et des musiciens comme Leopold Stokowski, le pianiste Eduard Steuermann ou encore le violoniste et beau-frère du compositeur Rudolf Kolisch que nous devons les
commandes de la plupart de ses œuvres de la période américaine.
Bien qu’installé à seulement quelques pâtés de maisons de Stravinski, Schönberg, qui le détestait car il
le jugeait futile, refusait obstinément de le voir ou même d’entendre parler de lui. Stravinski le lui rendait bien, mais ne s’opposa plus à ses théories après sa mort, et sut lui rendre
hommage.
Source : http://fr.wikipedia.org
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