Lundi 27 juin 2011
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Anton Grigorievitch Rubinstein, pianiste, compositeur et chef d’orchestre russe, né le 28 novembre 1829
à Vikhvatinets (en Transnistrie, Moldavie) et décédé le 20 novembre 1894 à Peterhof.
Il apprend tôt le piano par sa mère.
À l’âge de 9 ans, il devient l’élève du célèbre pianiste français Alexandre Villoin.
À 9 ans, aussi, il donne sa première représentation publique et quelques temps plus tard son professeur
l’emmène dans une tournée artistique en Europe.
Ces concerts ont beaucoup de succès à Paris où il rencontre Franz Liszt et Frédéric Chopin ; à
Londres, puis dans différentes villes de Norvège, Suède, Allemagne et Autriche.
En 1844, Anton, sa mère et son frère Nikolaï s’installent à Berlin où il étudie la composition et la
théorie avec Siegfried Dehn. Il rencontre alors Félix Mendelssohn et Giacomo Meyerbeer, qui le soutiennent.
En 1846, il déménage à Vienne, où il enseigne, avant de retourner en Russie en 1848 où il travaille en
tant que musicien chez la belle-sœur du Tsar, Elena Pavlona.
En 1850 paraît son premier grand opéra Dmitri Donskoï,
suivi par 3 petits opéras sur les sujets des légendes populaires.
En 1854, il fait une tournée en tant que pianiste, puis passe quelque temps à Nice avant de s’installer
à Saint-Pétersbourg.
En 1859, à l’appui de Elena Pavlona, il fonde la Société musicale russe à Saint-Pétersbourg, et 3 ans
plus tard, le Conservatoire de Saint-Pétersbourg, première école de musique de Russie. Il en devient professeur de piano et directeur.
En 1871, il quitte ses postes et continue ses tournées en tant que pianiste, chef d’orchestre et
musicien de chambre notamment avec Henryk Wieniawski.
À son retour en Russie, il s’installe à Peterhof et devient de nouveau directeur du
conservatoire.
En 1885-86, il donne des « Concerts historiques » à Saint-Pétersbourg, Moscou, Vienne, Paris,
Londres, Leipzig, Dresde, Bruxelles, où il interprète presque toutes les œuvres majeures écrites pour piano de François Couperin jusqu’aux compositeurs russes de fin du XIXe
siècle.
Rubinstein est un compositeur particulièrement prolifique, ayant écrit pas moins de 20 opéra (notamment
Le Démon), 5 concertos pour piano, 6 symphonies ainsi que de nombreuses pièces pour piano, musique de chambre, 2 concertos pour violoncelle et 1 pour
violon, sans compter diverses œuvres orchestrales (parmi lesquels on peut citer Don Quichotte).
La musique de Rubinstein n’a pas les consonances russes du Groupe des Cinq, elle développe au contraire
des intonations européennes.
Paradoxalement, l’élève le plus célèbre de Rubinstein, Piotr Ilitch Tchaïkovski est devenu l’archétype
du compositeur russe, en tout cas, plus que beaucoup d’autres.
Après la mort de Rubinstein, son œuvre commence à être oubliée, même si ses concertos pour piano restent
au répertoire européen jusqu’à la Première Guerre Mondiale et que diverses pièces sont régulièrement jouées en Russie. N’entrant dans aucune tradition musicale, la musique de Rubinstein n’a pu
faire concurrence avec celle de ses contemporains ou la nouvelle école russe dont Igor Stravinski et Sergueï Prokofiev sont les représentants. Rubinstein s’est constamment identifié avec la
tradition musicale européenne conservatrice. Mendelssohn est resté une idole durant la vie de Rubinstein, jouant régulièrement son œuvre dans ses récitals. Sa propre musique contient des
réminiscences de celle de Mendelssohn, Chopin ou Schumann.
Anton Rubinstein est le frère du pianiste Nikolaï Rubinstein, sans lien de parenté avec le pianiste
Arthur Rubinstein.
Source : http://fr.wikipedia.org
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