Samedi 3 octobre 2009
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Sergueï Sergueïevitch Prokofiev est un compositeur soviétique né le 23 avril 1891 à Sontsovka, en Ukraine et mort le 5
mars 1853 à Moscou, d’une hémorragie cérébrale.
Il est généralement appelé, en France, Serge Prokofiev. On peut également rencontrer la graphie ancienne
Prokofieff.
Sa mère, pianiste amateur, est son premier maître et l’évidence des dons de l’enfant apparaît si tôt qu’elle n’hésite
pas à l’engager dans une carrière musicale.
En 1900, il compose son premier opéra, le « Géant », destiné premièrement aux enfants.
Suivant son penchant pour le théâtre, il compose 2 autres opéras : « Sur une île déserte » (1902) et
« Ondine » (1904-1907) qui s’inspirent de quelques sujets repris de son enfance.
De 1902 à 1903, il travaille principalement la composition avec Glière qui lui enseigne la théorie et
l’harmonie.
En 1904 (à 13 ans), il rentre au Conservatoire de Saint-Pétersbourg. Il étudie l’orchestration avec le compositeur
Rimski-Korsakov, le piano avec Anna Essipova, la composition avec Liadov et la direction d’orchestre avec Tcherepnine.
Ses premières apparitions aux « soirées de musique contemporaine » le révèlent comme un phénomène. Le 6 mars
1910 est créée sa première œuvre par Jurgenson.
En 1914, il reçoit le prix Anton Rubinstein comme pianiste-compositeur avec son « Concerto pour piano n° 1 »
opus 10.
Dès 1918, Prokofiev quitte la Russie, les évènements politiques le passionnant beaucoup moins que la musique. Il est
vrai que l’énorme effervescence qui secoue son pays le laisse totalement indifférent… Une longue période de pianiste qui erre de capitales en capitales commence alors, puis il s’établit aux
États-Unis.
En 1921, il crée « L’Amour des trois oranges ».
Il vient ensuite à Paris où les Ballets russes de Diaghilev créèrent quelques-unes de ses œuvres : en cette même
année 1921, l’admirable « Chout » (histoire d’un bouffon qui roula 7 autres bouffons) ; en 1928, « Le Pas d’acier », un an plus tard, « Le Fils prodigue ».
C’est lors de ce séjour en France qu’il se querelle avec Stravinski. On opposait souvent la « perfection » de Stravinski à l’art plus « rocailleux » de
Prokofiev.
En 1923, il épouse la soprano Lina Lubera qui lui donnera 2 fils.
Ses compatriotes insistant beaucoup pour qu’il revienne en Union soviétique, lui faisant miroiter l’esprit nouveau qui
l’animerait, il rentre en Russie en 1932. Là, il devient chef d’école, est chargé de fonctions officielles mais doit s’adapter aux inévitables rigueurs des nouvelles disciplines.
En 1933-34, il écrit la suite symphonique « Lieutenant Kijé ».
En 1935-36, il compose le ballet « Roméo et Juliette ».
En 1936, il publie le conte symphonique « Pierre et le Loup ».
En 1939, il joue la cantate « Alexander Nevsky ».
En 1947, Prokofiev est proclamé Artiste du Peuple de la République socialiste
fédérative soviétique de Russie.
La deuxième purge stalinienne le condamna publiquement et de fait le conduisit à la misère.
Par chance, Mstislav Rostropovitch força Tikhon Khrennikov, secrétaire général de l’Union des compositeurs, à lui
fournir 5 000 roubles.
L’histoire ne se montre pas tendre avec Serge Prokofiev : l’image de compositeur officiel envahit ses biographies
mal informées. On publie souvent que l’écriture de « Zdavitsa », ode aux 60 ans de Staline, et d’autres œuvres « officielles », furent d’abord motivées par la prise en otage
de Lina, sa première femme, en Sibérie.
Source : http://fr.wikipedia.org
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