Dimanche 20 septembre 2009
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Né le 27 octobre 1785 à Gènes et mort le 27 mai 1840 à Nice. Il est violoniste, altiste, guitariste.
Il est souvent évoqué comme étant le plus grand violoniste jamais connu. Il fut
aussi un compositeur majeur, inventant de nouvelles façons d’utiliser le violon.
Après avoir étudié le violon auprès de son père, il étudia à Parme avec Alessandro
Rolla et commença à effectuer des tournées de concerts dès l’âge de 15 ans.
Beaucoup de professeurs se succédèrent au cours de la scolarité de Paganini. Le
jeune élève étant un peu trop doué, beaucoup ne furent pas à la hauteur (Giovanni Servetto, violon maître de chapelle ; Giacomo Costa, premier violon des principales églises de Gènes).
D’autres estimaient n’avoir rien à lui apprendre dans la technique du violon, comme Alessandro Rolla à Parme, qu’avait conseillé à la famille du virtuose le marquis di Negro, ébahi par les
prestations musicales de Niccolo.
Cependant, en dehors du violon, Paganini reçut, de la part notamment de Gasparo
Ghiretti et de son propre élève, Fernando Paër, des leçons de composition : harmonie, contrepoint et instrumentation lui furent enseignés 3 fois par semaine par Paër pendant 6 mois
environ.
Ses compositions et entre autres les « 24 Caprices pour violon solo »
contribuèrent à développer la technique de cet instrument avec l’utilisation du mélange des techniques pizzicato et arco (avec cette particularité de faire son pizzicato de la main gauche), les
doubles harmoniques ou bien le jeu sur la seule corde de sol (corde la plus grave du violon) pour une de ses sonates.
Outre ses talents de violoniste, il fut un guitariste de qualité et écrivit de
nombreuses pièces pour violon et guitare ainsi que pour guitare seule ; il était même capable de présenter des concerts dans lesquels il jouait alternativement de ces 2
instruments.
Il est fort possible que Paganini souffrait du syndrome de Marfan (hyperlaxité
ligamentaire). Quoi qu’il en soit, il bénéficia, en sus de talents innés et d’une technique développée, d’une morphologie particulière : ses mains, sans être plus grandes que la normale,
étaient dotées d’une extensibilité hors normes. « Ainsi, par exemple, il imprimait aux premières phalanges des doigts de la main gauche qui touchait les cordes, un mouvement de flexion
extraordinaire, qui les portait, sans que sa main ne se dérange, dans le sens latéral à leur flexion naturelle, et cela avec facilité, précision et vitesse ». Sa technique fit sensation dès
son plus jeune âge.
Sa rencontre en 1833 avec Hector Berlioz, après un voyage de ce dernier en Italie,
va marquer Paganini qui lui commanda un concerto pour alto qui fut en fait la symphonie concertante pour alto « Harold en Italie » (1834). Cependant, jamais le violoniste ne joua
l’œuvre. Mais il fit à Berlioz un don de 20 000 francs (une fortune à l’époque), qui lui permit de se consacrer à la composition de « Roméo et Juliette », dédiée à
Paganini.
Paganini est un compositeur de la période fort riche constituée par la fin du
classicisme et le début du romantisme, au début du XIX eme siècle. Il est ainsi contemporain de Beethoven, Schubert, Rossini, Chopin, Liszt, Berlioz, dont certains deviendront des amis
du compositeur (Berlioz composera pour lui « Harold en Italie », Liszt s’inspirera de ses caprices pour écrire différentes œuvres pour piano seul, par exemple). Mais Paganini n’est pas
un simple contemporain de la naissance du romantisme, il en est l’un des créateurs majeurs.
Paganini est aussi connu de nos jours pour ses 6 concertos pour
violon.
Source : http://fr.wikipedia.org
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