Vendredi 21 août 2009
5
21
/08
/Août
/2009
22:01

Né le 17 février 1653, à Fusignano (vers Ravenne), mort le 8 janvier 1713 à Rome, est un violoniste et compositeur italien. C’est un des compositeurs majeurs de la période baroque.
Il reçut probablement ses premières leçons d’un professeur local avant de partir en 1666 à Bologne pour y
apprendre le violon auprès de 2 célèbres violonistes Leonardo Brugnoli et Giovanni Benvenuti.
En 1671, il se rend à Rome et devient violoniste de l’église Saint-Louis-des-Français.
Il s’installa définitivement à Rome où il passa presque tout le reste de sa vie, ne la quittant que pour un court
voyage à Naples.
À Rome, il parvient à se placer sous le patronage de puissants protecteurs – la reine Christine de Suède, les
cardinaux Benedetto Pamphilj et Pietro Ottoboni, neveu du pape régnant -, ce qui lui permet de soigner particulièrement une œuvre assez réduite en nombre de pièces, mais de très grande qualité et
entièrement dédiée au violon.
Vers 1708, il se retira de la vie publique.
Sa renommée en tant que violoniste et chef d’orchestre – il lui arriva de diriger plus de 150 musiciens – était
très grande, et plus encore, peut-être, que celle de compositeur dont la publication des œuvres était pourtant guettée avec impatience dans toute l’Europe.
Corelli a été en contact avec de nombreux collègues musiciens : Bernardo Pasquini (1637-1710), Alessandro
Scarlatti (1660-1725), etc. Georg Muffat (1653-1704) et Georg Friedrich Haendel (1685-1759) tinrent à le rencontrer lorsqu’ils firent, les uns et les autres, leur voyage en Italie.
Son influence a été très grande, à la fois dans la diffusion de formes nouvelles – sonates et concerto grosso – et
dans la technique du violon. Ce rayonnement s’est exercé largement au-delà des frontières italiennes.
Corelli eut par ailleurs de nombreux disciples violonistes et compositeurs qui essaimèrent dans différents
pays : Francesco Geminiani, Somis, Pietro Locatelli, Francesco Gasparini…
On considère généralement que Corelli est l’initiateur de la technique moderne du violon, bien qu’il ne fût pas
tenté par la virtuosité pure. Il est tout à fait représentatif du style baroque italien, caractérisé par l’emploi d’une ornementation riche – qui sera reprise plus tard par Jean-Sébastien Bach -,
d’un continuo composé de plusieurs instrumentistes – clavecin, violoncelle, théorbe, guitare baroque, et d’un contraste dynamique et rythmique important séparant chaque mouvement – comme a
témoigné Georg Muffat dans ses écrits.
L’œuvre publiée de son vivant est relativement restreinte mais irréprochable, car il y apportait le plus grand
soin : 5 numéros d’opus auxquels il faut ajouter l’opus 6 qu’il ne put terminer, et publié après sa mort – bien qu’il eût été joué dès 1682. Chaque opus était constitué de 12
œuvres.
Les sonates adoptent la forme de la sonate d’église (sonata da chiesa) ou de la sonate de chambre (sonata de
camera), et incluent, à côté de mouvements notés à l’italienne, par leur tempo (largo, vivace, allegro, etc.) des mouvements hérités de la suite de danses.
Bon samedi