Dit « Le Grand ». Né le 10 novembre 1668 à Paris où il y décède le 11 septembre 1733.
François Couperin cumula des fonctions, exercées avec discrétion et modestie, à la Cour de Louis XIV et une carrière compositeur et de professeur de clavecin très recherché.
Son œuvre comprend de nombreuses pièces, instrumentales et vocales, à destination profane ou religieuse. Certaines d'entre elles lui valent une place de premier plan parmi les musiciens français contemporains, notamment ses messes pour orgue, ses « Leçons de Ténèbres pour le Mercredi Saint », ses sonates et concerts royaux ou il entend réunir les goûts français et italien.
Cependant c'est avant tout son œuvre pour le clavecin, consistant en 4 livres (1713-1728), qui fait sa gloire et le fait considérer, avec Rameau, comme le grand maître de cet instrument en France.
En 1717, la publication de son traité « L'art de toucher le clavecin » est une source précieuse concernant son enseignement et l'interprétation au XVIII eme siècle.
Comme nombre de ses collègues issus d’une famille de musiciens, François Couperin est tout naturellement destiné, dès sa naissance, à une carrière musicale. Son père Charles (1639-1679) était également professeur de clavecin de la duchesse d'Orléans.
François apprit la musique auprès de son père avant même de lire et d'écrire. Il ne fit pas d'études générales et ses écrits sont d'un style et d'une orthographe qui laissent beaucoup à désirer. Orphelin de bonne heure, il était déjà suffisamment doué pour qu'on lui assure la « survivance » de son père à l'orgue de Saint-Gervais, c'est-à-dire la transmission de la charge de titulaire, en la confiant temporairement à Michel-Richard Delalande (1657-1726) jusqu'à ce que le garçon eût l'âge et l'expérience requis en 1685 (à 17 ans) avec une pension annuelle de 300 livres.
Il se perfectionna auprès de Jacques Thomelin, organiste du roi et, surtout, l'un des quatre titulaires de l'orgue de la Chapelle Royale.
En 1689, il épouse Marie-Anne Ansault. Ils auront 5 enfants.
En 1693, il est organiste à la chapelle de Louis XIV, certainement par l’entremise de Delalande (1657-1726).
Ses qualités de musicien le firent hautement apprécier du souverain, et il fut nommé l'un des quatre organistes (par quartier) de la Chapelle Royale.
De santé fragile et de caractère peu mondain, Couperin, quant à lui, mena une honnête carrière de musicien et de professeur, apprécié cependant des grands qui ne lui voyaient qu'un rival : Louis Marchand (1669-1732).
Vers la fin de sa vie, il abandonna progressivement ses diverses charges, notamment à la Chapelle Royale et sa tribune à l'orgue de Saint-Gervais.
Couperin est avant tout, avec Jean-Philippe Rameau, le grand maître du clavecin en France au XVIII eme siècle, tant par la quantité de ses pièces que par leur qualité. Son œuvre comprend 27 ordres en 4 livres : les premiers se rattachent encore, de façon très libre, à la suite traditionnelle (mais peuvent comporter un nombre de pièces important : jusqu'à 22 pour le second ordre). Toute référence aux airs de danse disparaît à partir du second recueil et Couperin élabore un style qui lui est très personnel, fait d'une poésie discrète, d'une atmosphère élégiaque et d'une technique qui ne se laisse jamais dominer par la virtuosité ou les effets.
Malgré les années passées à tenir l'orgue de Saint-Gervais et de la Chapelle Royale, Couperin - comme nombre de ses confrères organistes - n'a laissé pour cet instrument que deux messes, œuvres de jeunesse, qui constituent néanmoins un des sommets du répertoire français classique.
Ptimono : vous pouvez allez lui rendre visite à l'adresse suivante
http://ptimono.over-blog.com/
(31/01/2010)
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