Jules Mazarin (en italien : Giulio Mazarini) né le 14 juillet 1602 à
Pescina (dans les Abruzzes en Italie) et mort le 9 mars 1661 à Vincennes.
Il fut un habile diplomate et homme politique, d’abord au service de la Papauté, puis des rois de France. Il succéda au cardinal Richelieu.
Il est d’abord vice-légat d’Avignon (1634), puis nonce à Paris (1634-1636), il déplut par ses sympathies pour l’Espagne, qui le fit renvoyer à Avignon (1636) et qui l’empêcha, malgré les efforts de Richelieu, de devenir cardinal.
Richelieu, se sentant accablé par l’âge, bien qu’il fût infatigable au travail, pensa que Mazarin pouvait être l’homme qu’il cherchait pour l’aider au gouvernement. Dès son retour en France, après un bref voyage à Rome, il retint Mazarin près de lui et lui confia plusieurs missions dont il s’acquitta fort honorablement, puis le présenta au roi qui l’aima beaucoup. Il s’établit alors dans le palais royal.
En 1636, il rentra en Italie, pensant qu’à Rome, au service du cardinal Antonio, neveu du pape, il serait plus en mesure d’avoir la pourpre de cardinal.
En avril 1639, naturalisé français, il retourne à Paris et se met à la disposition de Richelieu.
En décembre 1640, il fait un heureux début en gagnant à la cause française les princes de Savoie ; un an plus tard, le pape lui accordait le chapeau de cardinal.
Le 5 décembre 1642, lendemain de la mort de Richelieu, Mazarin fut nommé Principal Ministre de l’Etat, comme avait recommandé Richelieu qui voyait en lui son digne successeur.
A partir de 1643, à la mort de Louis XIII et comme Louis XIV n’est encore qu’un enfant, la régente Anne d’Autriche nomme Mazarin au poste de Premier Ministre.
En mars 1646, il devint également « Surintendant au gouvernement et à la conduite de la personne du roi et de celle de Monsieur le duc d’Anjou ».
Malgré les succès militaires et diplomatiques mettant enfin un terme à la guerre de Trente Ans (traité de Westphalie – 1648), les difficultés financières s’aggravèrent, rendant les lourdes mesures fiscales de Mazarin de plus en plus impopulaires. Ce fut l’une d’elles qui déclencha la première Fronde, la Fronde Parlementaire (1648). Paris est assiégé par l’armée royale, qui ravage les villages de la région parisienne : pillages, incendies, viols… N’obtenant pas la soumission de la capitale, les partis concluent la paix de Saint-Germain (1er avril 1649). Ce ne fut qu’un répit. La Fronde des princes (1650-1652) lui succéda, déclenchée par l’arrestation de Condé avide de récompenses, défiant ainsi la primauté naissante et fragile de l’autorité royale promue par Mazarin. Ce dernier fut obligé de s’exiler à 2 reprises (1651 et 1652), tout en continuant de gouverner par l’intermédiaire d’Anne d’Autriche et de fidèles collaborateurs comme Hugues de Lionne (1611-1671) et Michel Le Tellier (1603-1685). La Région Parisienne fut à nouveau ravagée, par les armées et par une épidémie de typhoïde répandue par les soldats, lors d’un été torride, qui entraina au moins 20 % des pertes dans la population. Son épuisement facilita le retour du roi, acclamé dans un Paris soumis, puis bientôt, celui de Mazarin.
Les critiques contre Mazarin concernaient en partie son origine italienne et
roturière, mais surtout le renforcement de l’autorité royale, condition nécessaire à la mise en place d’un état moderne, au détriment des grands du royaume. La guerre contre l’Espagne, mal
comprise et mal acceptée par l’opinion publique, entraina une formidable et impopulaire augmentation des impôts. Ayant brisé toutes les oppositions, dirigeant le pays en véritable monarque
absolu, il est resté premier ministre jusqu’à sa mort au château de Vincennes, le 9 mars 1661 des suites d’une longue maladie.
Ptimono : vous pouvez allez lui rendre visite à l'adresse suivante
http://ptimono.over-blog.com/
(31/01/2010)
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