Né à Weimar le 8 mars 1714 et mort à Hambourg le 14 décembre 1788. Deuxième
fils survivant de Jean-Sébastien Bach et Maria-Barbara Bach, il fut reconnu comme un génie par certains de ses illustres contemporains et notamment par Joseph Haydn, Wolfgang Amadeus Mozart et
Ludwig van Beethoven.
Initié très tôt à la musique, il se révèle être virtuose au clavecin dès son enfance, mais suit cependant des études de droit à Leipzig de1734 à 1738 et poursuit la composition d’œuvres.
En 1738, le prince Frédéric II de Prusse propose à Carl Philipp Emmanuel de faire partie de sa cour, à Berlin, en tant que claveciniste. Mais le musicien n'est pas assez estimé et il subit la jalousie de ses "collègues" (entre autres, Johann Joachim Quantz, professeur de flûte de sa Majesté). Il restera tout de même plus de 30 ans à cette charge.
En 1744, Carl Philipp Emmanuel épouse Johanna Maria Dannemann et ils eurent 3 enfants. Après la mort de son père en 1750, Carl Philipp Emmanuel, héritier d'une partie des biens familiaux, recueille son demi-frère Johann Christian. Mais il se lasse de la cour, où il est peu considéré. Il essaiera donc de se placer à Zittau, puis à Leipzig où il tente de succéder à son père mais en vain.
Enfin, en 1768, un an après la mort de Georg Philipp Telemann (1681-1767), son parrain, Carl Philippe Emmanuel quitte son protecteur Frédéric II qu’il juge avare à son goût (le musicien n'est pas sous-payé, mais le monarque avait refusé de rembourser à ses musiciens les dommages de la guerre de Sept Ans) et est nommé Cantor dans une petite chorale. Il dirige également la musique des 5 principales églises de Hambourg.
Carl Philipp Emmanuel Bach est considéré comme le créateur de la sonate à 2 thèmes. Il compose son premier menuet à l’âge de 17 ans.
Il est l’auteur d’une cinquantaine de concertos pour clavecin, les « Sonates Prussiennes » (1742), les « Sonates wurtembergeoises » (1744), des oratorios « Les Israélites dans le désert » (1775), « La Résurrection et l’Ascension de Jésus » (1777-1778).
Il a rédigé son « Essai sur la véritable manière de jouer des instruments à clavier » (1753 et 1763) dans lequel il écrit : « Un musicien ne peut émouvoir que s’il est ému lui-même. Il faut jouer avec âme, et non comme un oiseau bien dressé. Certains virtuoses de profession auront beau étonner par l’agilité de leurs doigts, ils laisseront sur leur faim les âmes sensibles de leurs auditeurs ».
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(31/01/2010)
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