Samedi 14 novembre 2009
6
14
/11
/2009
07:27
Né le 22 novembre 1710 à Weimar et décédé le 1er juillet 1784 à Berlin, fut un musicien allemand de la famille Bach. Il fut surnommé le « Bach de
Halle ».
Wilhelm Friedmann Bach était le premier fils de Johann Sebastian Bach et de sa première épouse, Maria Barbara. Il passe,
d’après tous les témoignages contemporains, pour le plus doué des fils du grand compositeur ; malgré ses remarquables dispositions musicales – contrapuntiste, organiste et improvisateur
accompli – c’est aussi parmi les 4 frères musiciens celui qui eut le moins de réussite dans sa carrière.
La famille ayant déménagé de Weimar à Köthen en 1717, il suivit les cours de l’école de latin de cette
ville.
À partir de 1722, il fréquenté l’école Saint-Thomas de Leipzig où son père était Kantor. Il reçut des leçons de violon
de Johann Gottlieb Graun, fréquenta l’université ; il obtint en 1733 un poste d’organiste à l’église Sainte-Sophie (Sophienkierche) de Dresde
puis en 1746 devint Directeur de la Musique et organiste de l’église Notre-Dame (Marktkirche Unser Lieben Frauen) de Halle. C’est pourquoi il est
parfois désigné comme le Bach de Halle. Il connaissait Georg Friedrich Haendel – qui était natif de Halle – et transmit à celui-ci, lors d’un de ses passages en Allemagne, l’invitation à
rencontrer son père, ce qui ne se réalisa pas.
Après la mort de son père, il passa une existence terne à Halle, s’absenta souvent pour trouver à se
placer.
En 1762, on lui proposa le poste de maître de Chapelle de la cour à Darmstadt ; pour une raison inconnue, il le
refusa.
En 1764, il abandonne son poste à Halle. À partir de ce moment, il n’eut plus de position stable, essayant d’assurer ses
ressources en donnant des concerts, des cours et par la composition. Les musiciens, à cette époque, étaient presque toujours attachés au service d’un prince, d’une église, d’une ville, d’un opéra
ou de quelque organisation puissante et riche. Il fut l’un des premiers musiciens à tenter de mener une carrière indépendante, ce qui ne devait guère lui réussir car il sombra progressivement
dans la pauvreté.
En 1770, il quitta Halle pour Braunschweig puis s’établit finalement à Berlin en 1774.
Pendant la décennie 1764-1774, il avait beaucoup voyagé, se rendant notamment à Göttingen auprès de Forkel. Mais il ne
put y trouver de poste stable, pas plus qu’à Braunschweig ou Wolfenbüttel où il avait sollicité une place d’organiste. À Berlin, il organisa plusieurs concerts d’orgue qui eurent du succès et le
firent remarquer de la princesse Anna Amalie, sœur de Frédéric II : celle-ci lui apporta son soutien mais le lui retira par la suite en 1778 ou 1779 lorsqu’il fut soupçonné d’avoir intrigué
contre son professeur de musique, Johann Philipp Kirnberger, alors maître de chapelle au service du roi de Prusse.
Wilhelm Friedmann Bach mourut à Berlin, dans le dénuement.
Johann Sebastian, tout exigeant qu’il fût en matière musicale, reconnaissait en son fils un élève fort doué et prévoyait
pour lui l’avenir le plus brillant. Dès son enfance, il acquit une maîtrise complète du contrepoint, montra des dispositions exceptionnelles pour l’orgue et le clavecin ainsi que pour le violon.
Cependant son caractère difficile et sa personnalité tourmentée allaient faire de lui, en quelque sorte, un « raté ».
Sa tentative d’exercer le métier de musicien indépendant sans dépendre d’un maître se solda, financièrement, par un
échec, dû probablement aussi à son instabilité. Celle-ci provint certainement de ce qu’il ne parvint pas à se différencier suffisamment de son père, contrairement à ses frères, Carl Philipp
Emmanuel ou Johann Christian, qui anticipèrent, accompagnèrent l’évolution de la musique pendant cette période charnière où l’esthétique baroque laissait place au classicisme.
Wilhelm Friedmann fut, comme Carl Philipp Emmanuel, en relation avec Forkel, le premier biographe de son père (livre
édité en 1802). Mais contrairement à son frère qui fut un conservateur soigneux des documents dont il avait hérité, Wilhelm Friedmann dispersa les siens, d’où de regrettables pertes. Par
ailleurs, on sait qu’il se prétendit auteur de certaines compositions de son père, et qu’il écrivait son nom sur certains de ses manuscrits, induisant ainsi les éditeurs en erreur (le concerto
pour orgue BWV 596 lui fut faussement attribué lors de sa première édition au XIXe siècle).
Ses œuvres sont généralement identifiées selon le numéro qui leur a été attribué par Martin Falck dans son catalogue
publié en 1913. Ainsi, Falck 12 (ou F. 12 ou encore FK 12) désigne l’ensemble de Polonaises achevé en 1765. Pour les œuvres redécouvertes ou qui lui ont été attribuées de façon postérieure, le n°
est précédé des lettres nv qui signifient Nachlassverzeichnis (catalogue complémentaire). Ainsi Falck nv 2 désigne une fantaisie en do mineur pour
clavecin.
Derniers Commentaires